S’unir pour agir

Marche Mondiale, Canna Parade, 18 Joint, Weed Week, les événements organisés en France pour demander une légalisation du cannabis sont nombreux et certains sont devenus une tradition. L’association NORML France, avec ses membres et ses militant·e·s, a toujours eu à coeur de suivre et parfois d’organiser certains de ces moments importants d’expression publique qui permettent de rappeler la juste place que devrait avoir le chanvre dans la société.

En 2019, NORML France profite d’une tradition anglo-saxonne
pour inaugurer son 420 Festival à Paris !

Mise à jour de cet article,
l’événement ayant eu lieu vous pouvez consulter son récapitulatif complet ici :
20 & 21 Avril 2019 – Récapitulatif complet du 1er Paris 420 Festival

Dans une logique de complémentarité, l’association a souhaité fêter également le 420 en France, avec un week-end informatif et festif autour du chanvre (Cannabis sativa L.) destiné à réunir l’ensemble de la société française autour de diverses facettes et usages du chanvre.

À travers ce festival, nous avons voulu promouvoir une synergie communautaire et fédératrice pour aborder sereinement ces prochaines années d’actions citoyennes sur le net comme sur le terrain, afin d’arriver au final à une normalisation des rapports que notre société entretient avec cette plante complexe. Quoi de mieux qu’un cadre rassembleur et informatif pour optimiser nos chances de voir cet objectif commun se réaliser en France ? C’est en effet de cette manière que plusieurs de nos voisins, en Amérique, en Europe ainsi qu’ailleurs dans le monde ont, pour certains, obtenu gain de cause…

Le Paris 420 Festival, c’est donc un mélange de petites choses que l’on aimerait découvrir dans le cadre de nos passions respectives pour le chanvre, un événement comme nous aimerions tous pouvoir en vivre régulièrement.

Cela, nous l’avons imaginé et conçu pour le temps d’un week-end, les 20 et 21 avril prochains !  Un espace agréable à Paris, pouvant accueillir jusqu’à 1500 personnes, où il y aura du festif, du culturel et du politique. Pas encore le paradis, mais presque ! De nombreux talks (débats animés par NORML France et ses invité·e·s), des ateliers de découverte, une restauration 100 % à base de chanvre, des artistes et humoristes militants et plein d’autres surprises !

Pour citer quelques exemples, vous pourrez ainsi prendre le temps de déguster une crêpe au chanvre entre la projection de « Women of Weed » et une conférence sur l’auto-production ; pourquoi pas vous essayer à la vaporisation de vos herbes avec un bon copain, après avoir entendu un discours engagé sur la nécessité de la légalisation de l’usage médical ; ou encore contempler les œuvres d’artistes-graffeurs de la scène parisienne avant de profiter d’un concert de Kacem Wapalek, Daddy Mory, DJ Djel et Original Tomawok !

C’est tout cela, et bien plus encore, le Paris 420 Festival, un événement unique auquel vous êtes bien évidemment tous conviés !

Pour obtenir plus de détails sur la programmation et réserver vos billets, rendez-vous sur le site internet dédié à l’événement :

Découvrir l’intégralité du programme

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Cet événement n’aurait pas été possible sans l’aide de nos fantastiques sponsors ainsi que de nos partenaires ! Nous les remercions encore et nous vous invitons à leur rendre visite sur leur site internet, et bien entendu à venir les rencontrer dans le cadre du festival !Vous pourrez retrouver leur liste complète à la fin de cet article. Mais avant cela, revenons un instant sur les origines du mouvement 420 !

Qu’est ce que le 420 ?

420, 4:20 ou 4/20 (four-twenty en anglais) est une expression au départ utilisée dans les pays anglophones en référence à une identification communautaire de la culture du cannabis.

Le 420 désigne traditionnellement le moment de la journée, à 16h20 (4:20 pm), où chacun est invité à consommer son chanvre, seul comme entre amis, avec son mode de consommation préféré, afin de rendre hommage de manière rituelle et conviviale à cette culture.

Le mythe, si l’on en croit la presse californienne, prend sa source en 1971 autour d’un groupe de jeunes se nommant les Waldos. Depuis la légalisation de l’usage récréatif du cannabis dans leur état, les ex-adolescents ont décidé de lever le voile sur leur histoire atypique, notamment à cause des très nombreuses légendes urbaines qu’elle a suscité. Ces personnes sont Jeffrey Noel, Mark Gravitch, Dave Reddix, Larry Schwartz et Steve Capper.

Ils avaient pour habitude de passer du temps ensemble sur un mur proche de l’école San Rafael High School. Ils se retrouvaient pour ce faire à 4h20 de l’après-midi, qu’ils considéraient comme l’heure parfaite pour se détendre entre amis. Ces réunions prirent place pendant un temps sous la statue du microbiologiste français Louis Pasteur. Durant des semaines, ils nourrissaient ensemble le projet de retrouver une mystérieuse plantation de cannabis, dont des rumeurs disaient qu’elle avait été abandonnée par un garde-côte de la caserne locale. Sans succès : nos cinq jeunes n’ont jamais trouvé cette potentielle plantation prête à être fauchée… mais ils en ont tiré un code : le 420, terme de référence désignant ce moment de convivialité et de détente, qui leur permettait notamment de passer inaperçus au milieu de personnes non-initiées.

Après cette histoire, le terme continua de se propager de façon atypique. Par exemple, le frère de Waldo Dave était ami avec le bassiste des Grateful Dead, Phil Lesh, et le groupe musical s’est mis à utiliser le 420 pour désigner leurs moments conviviaux au cours de leurs 35 années de tournée. On peut trouver encore de nombreuses références ici et là : le film Pulp Fiction, avec ses horloges bloquées à 4h20. Mais également la borne kilométrique 420, sur une route de Denver, qui a été volée tellement de fois que les autorités l’ont remplacée par 419,99 pour éviter cela.

À travers des histoires similaires, le 420 finit au fil des années par faire son chemin au sein des communautés anglophones, puis par dépasser les frontières, et l’expression est devenue un symbole incontesté, utilisé pour se reconnaître quel que soit le contexte. Des rassemblements sont organisés un peu partout dans le monde les 20 avril de chaque année, autour de cette volonté commune de dédiaboliser le chanvre.

La Californie, pionnière du mouvement

Le terme 420 sera utilisé pour la nomination de la loi « Senate Bill 420 » de Californie, qui a permis aux acteurs du chanvre de s’imposer dans tout l’État, notamment en matière d’usages thérapeutiques du cannabis médical.

Signé en 2003, le SB 420 permettait ainsi aux patients qui n’étaient pas en capacité de cultiver eux-mêmes leur traitement de pouvoir se procurer du cannabis médical vendu par d’autres. Cette décision emportera par la suite les Californiens dans un véritable tsunami culturel, avec l’ouverture de nouveaux centres de recherche scientifique, de fabricants pharmaceutiques, de dispensaires médicaux, puis de producteurs locaux, de magasins de fleurs de cannabis, d’industriels spécialisés dans le conditionnement et la transformation de ce produit, etc.

Cette dynamique aura pour conséquence de diversifier l’offre comme la demande en plus d’une décennie, avec de nouveaux publics cibles, la production de nouvelles variétés, la promotion de nouveaux modes de consommation, la multiplication des entreprises dédiées, et plus généralement une expansion du phénomène vers d’autres états américains ainsi que dans le reste du monde. Mais aussi, une diversification des formes d’organisations militant pour comme contre l’usage du cannabis, notamment sur les plans sociétal et médical. Des organisations aussi bien citoyennes, professionnelles, ou purement étatiques.

Jusqu’à nos jours, la situation aura beaucoup évolué : l’usage récréatif du cannabis en Californie a été adopté en novembre 2016 pour n’entrer en vigueur qu’à partir de janvier 2018 seulement ! Avant cela, les Californiens auront expérimenté près de 15 ans d’activisme, de production, de consommation, et plus généralement de marché économique reposant sur un flou juridique le plus total. Tous les acteurs du milieu ont évolué pendant une époque sans régulation, ce qui explique que certains d’entre eux aient subi des répressions particulièrement violentes comme des vagues de fermetures d’enseignes (de vente comme de production), des arrestations, inculpations, condamnations, etc.

Si tout ce monde a fini par réussir à s’imposer, c’est aussi parce qu’ils ont décidé de « s’unir pour agir », obtenant à force l’arrêt de ces interventions par les autorités locales et, en parallèle, de l’état que ce dernier établisse des lois plus précises pour résoudre leur situation. Cette union, établie entre les différentes formes d’entrepreneurs, aura joué un rôle très déterminant. Producteurs, distributeurs et transformateurs se sont réunis sous forme de « collectives » à but non lucratif afin de faire face à la répression.

Ainsi soudée, la communauté cannabique entrepreneuriale californienne a décidé qu’avant de se comporter comme des concurrents les uns envers les autres, ils devaient d’abord être solidaires et s’unir, car l’obstacle principal identifié était avant tout une interprétation ultra répressive des lois par certains décideurs. Car on le sait aujourd’hui : une concurrence saine et productive ne peut fonctionner qu’à posteriori, sur un marché stabilisé, une fois qu’une filière du chanvre à fleur correctement régulée aura été construite en tenant compte de tous les opérateurs du marché, en s’adaptant à eux plutôt que l’inverse.

Notons par ailleurs que sans l’aide de certains juristes acquis à la cause du chanvre, souvent vus eux-mêmes comme des activistes, les choses ne se seraient pas passées ainsi. Très régulièrement, la plupart des avocats qui ont défendu les enseignes mises en cause se sont avérés être au départ des défenseurs de patients auto-cultivateurs. Ainsi, c’est victoire après victoire devant les tribunaux que l’interprétation des lois donnera petit à petit raison à ces courageux entrepreneurs, déterminés à se battre pour faire jurisprudence.

C’est donc le développement d’un esprit de convergence entre les organismes scientifiques, les dispensaires et autres cliniques médicales agréées, les cultivateurs de chanvre, les enseignes de vente, les juristes, les usagers réunis sous forme de collectifs et d’associations, les personnalités publiques issues des médias, du divertissement culturel ou encore de certaines sphères politiques, qui a permis de compléter la boucle via un travail constant de sensibilisation et de vulgarisation auprès du grand public, faisant de la Californie un modèle inspirant pour le reste du monde.

En France, la lutte se légitime

De manière générale, la répression qu’a vécu la Californie (ainsi que d’autres pays du monde avant qu’ils légalisent l’usage médical et/ou récréatif du cannabis) rappellera à beaucoup la situation actuelle en France, la sévérité contre les CBD Shops apparus ces dernières années s’applique différemment selon les régions et les préfets.

De la même manière, les luttes juridiques menées sur le continent outre-Atlantique peuvent nous rappeler des événements récents qui marquent déjà l’histoire du cannabis français. On retiendra notamment le combat de The Pot Company à Dijon dont le procureur s’est pourvu en cassation et de deux victoires en 2018, celle du magasin Green Heaven à Bordeaux qui était défendu par Me Nicolas HACHET et de Kanavape à Aix-en-Provence pionnier sur notre territoire avec son appareil à vapoter du CBD, défendu par Me Ingrid METTON.

Face à ces similitudes avec l’exemple californien, un constat évident se dresse devant nous : l’union des entrepreneurs, des avocats et du reste de la société civile doit continuer de s’organiser en France ! Et les premiers pas effectués en ce sens sont encourageants.

En novembre 2018, des entrepreneurs venus de toute la France, mais aussi de République tchèque, de Belgique, de Suisse, d’Italie, etc. s’étaient réunis autour d’un événement organisé par le Collectif 420. Une centaine de participant·e·s avaient répondu présent pour ce rendez-vous d’échanges interprofessionnels autour de spécialistes du droit français intéressés par le sujet du cannabis et qui se font entendre en ce moment dans notre pays. Yann BISIOU, maître de conférence et spécialiste du droit de la drogue, ainsi que les avocat.e.s Ingrid METTON, Nicolas HACHET et Francis CABALLERO ont animé le débat et répondu aux questions de la salle réunis à cette occasion dans une ambiance amicale et chaleureuse.

Avec le Paris 420 Festival, c’est ce même esprit novateur que NORML France espère perpétuer avec ce genre d’initiative, en permettant une expérience forte en enrichissements personnels ainsi qu’en opportunités de tisser des liens collectifs !

Nous vous encourageons à participer à cet événement, quel que soit votre activité ou votre expérience avec le chanvre. Ce Paris 420 Festival étant destiné à devenir un nouveau rendez-vous incontournable de la culture francophone du cannabis !

Nos partenaires et invités d’honneur

Découvrez l’univers de Paradise Seeds dans notre article dédié ainsi que notre interview de Pascal, fondateur de Florateck !

 

Florastar innove et optimise les cultures grâce à ses ampoules CFL, ses rampes T5, les turbo néons, ses systèmes LED, ses ampoules MH/HPS, ses réflecteurs, ses ballasts et plus encore.

Florastar Proline est une marque de Florateck.
http://www.florastar-indoor.fr/

Après 12 années consacrées à la culture, aux essais et à l’expérimentation, Paradise Seeds fut fondée à Amsterdam en 1994, il y a environ 25 ans. Ils ont participé aux premières recherches de souches de qualité, à Amsterdam et sur plusieurs autres sites en Hollande. Paradise-seeds possède indiscutablement un haut niveau de compétence dans la création de souches à vocation médicale.
https://www.paradise-seeds.com/

SPONSORS

Fundacion CANNA

CBD420

Fundación CANNA est une organisation militante à but non lucratif fondée en 2011 par CANNA, une société multinationale productrice d’engrais d’excellente qualité pour la croissance rapide des plantes.

Fundación CANNA possède son propre laboratoire d’analyse du Cannabis et de ses composants, qui réalise également différents types d’analyses chimiques.

CBD420® œuvre chaque jour pour permettre à tous d’avoir accès à des produits à base de cannabis CBD de qualité, sûrs et légaux.

 

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